Rencontres d’artistes

Ces rencontres sont gratuites pour les membres, et au coût de 5 $ pour les non-membres.

Horaire des rencontres

mars 2018

Date / Heure Événement
mardi 20 Mar 2018
19 h 30 - 21 h 30
Élise Massy -Scènes insolites
Catégorie : Général

avril 2018

Date / Heure Événement
mardi 3 Avr 2018
19 h 30 - 21 h 30
Michel Dallaire-La simplicité est la gloire de l'expression, Walt Whitman
Catégorie : Général
mardi 24 Avr 2018
19 h 30 - 21 h 30
Hélène Routhier-L'hiver un merveilleux assistant d'atelier
Catégorie : Général

mai 2018

Date / Heure Événement
mardi 8 Mai 2018
19 h 30 - 21 h 30
Guy Lapierre-Les décalques de l'invisible, parcours d'un artiste multidisciplinaire
Catégorie : Général

Nos conférenciers

Voici un aperçu des conférenciers qui seront parmi nous en 2017-2018

Hélène Routhier

HÉLÈNE ROUTHIER

Hélène Routhier est Saguenéenne et Montréalaise. Ses premiers contacts avec la peinture ont lieu en 1997 dans l’atelier-école de Pierre Laplante, aquarelliste, à Blainville. Elle y apprend les règles de l’art en aquarelle et y étudie les pigments; ce seront des apprentissages durables et incontournables. Elle y fait aussi ses premières expérimentations. Elle évolue ensuite en autodidacte et se perfectionne auprès d’artistes professionnels. Sa rencontre avec Dominique Sarrazin et Svelta Velikuva marque un point tournant, ces 2 artistes l’initient à l’acrylique. Hélène Goulet a une influence majeure sur l’artiste à partir de 2007, elle devient son guide et son critique ainsi qu’une amie précieuse. En 2017, elle s’initie à la gravure, d’abord à l’atelier Glypto auprès de Marie-Ange Brassard, puis à l’Atelier Circulaire avec Talleen Hacykian; c’est la piqûre pour l’art imprimé.

C’est l’abstraction qui l’intéresse. Le hasard du départ, le devenir la fascinent. Très tôt dans sa pratique de la peinture, elle approche le support et la matière dans un dialogue avec l’aléatoire, elle aime les accidents, les provoque et en fait émerger un tableau unique. Peindre et graver deviennent une danse. Elle se sent proche des automatistes et des expressionnistes américains. L’hiver lui fait office d’assistant d’atelier. Le froid saisit les pigments dans le papier, les transforme, les décompose et donne des motifs et des textures uniques. Cette technique met à l’épreuve tout ce qu’elle a appris et lui donne l’occasion de ce dialogue privilégié avec l’aléatoire. Elle récupère ce qui, issu de son travail avec le froid, n’a pas donné un tableau et en fait des oeuvres riches en passages. Elle a plusieurs expositions solo et de groupe à son actif et est membre de plusieurs associations d’artistes: l’Association des artistes de LaSalle, La Centrale Powerhouse, les Artistes pour la paix.

 Dégel et Méthane, 2016Encre sur Arches, 34X45 pouces

Carole Arbic

Carole Arbic est originaire de Montréal et a étudié en Arts Plastiques au Cegep Saint-Laurent et plus tard elle obtient un certificat en peinture de l’UQAM. Elle poursuit des études de 2e cycle, des classes de maître données par l’Université Laval dans le cadre de l’École internationale d’été de Percé (2002 à 2007). Carole Arbic a été représentée par la galerie Quartier Libre à Montréal de 2006 jusqu’à sa fermeture en 2009. Elle participe à plusieurs expositions individuelles et collectives (dont les Femmeuses à 5 reprises entre 2000 et 2006) et ses œuvres font partie de collections.
Lumière et couleur, lignes et mouvement, mémoire et hasard, c’est là où j’habite.

Artiste fascinée par l’abstraction et la puissance de la couleur, captivée par la nature dans son changement perpétuel et inspirée de la géographie, je m’intéresse depuis plusieurs années à la notion de paysage. J’explore l’importance du mouvement qui intervient dans la formation des atmosphères émanant des paysages. C’est un mouvement qui vient de l’eau et du vent… ça bouge, ça défile, ça s’envole et ça flotte !

Constamment à la recherche de nouvelles textures et de nouveaux rapports chromatiques, je reconfigure l’espace et travaille les plans par superposition et juxtaposition. L’expérience de la fragmentation se présente par des assemblages et par l’usage de rebuts (toiles peintes, palette, tissus et dentelles, gribouillages, cordons…). Les éléments se rassemblent et forment des îlots de détails enchevêtrés, ou encore, ils se démêlent, se dispersent. Et naissant d’un geste libre ou contrôlé, les lignes, les taches et fragments trouvent leur place. Saisir l’espace, arrêter le temps, inventer un monde.

Le jardin se noie, acrylique, latex, toile sur toile, 76 x 102 cm, 2015, photo : Daniel Roussel

    Jean-Robert Bisaillon

    JEAN-ROBERT BISAILLON NOUS PARLE DE MARTINE BIROBENT

    Intuitive et insoumise

    Martine Birobent-rogné

    Martine Birobent débute sa production au début des années 1990. C'est une bricoleuse, une femme dont la lassitude et la révolte, sont canalisées dans les mains. Elle aime jouer et passer le temps en assemblant des objets trouvés, en tricotant, en peignant. Elle est autodidacte. Son travail gagne progressivement en intensité et vient bientôt à occuper une très large part de son temps alors qu'elle est aussi enseignante au primaire. Bientôt Jean-Robert Bisaillon, son conjoint, qui est musicien et militant culturel, trouve que cette carrière amateur acquiert une dimension professionnelle. Or, le travail de Martine est atypique et fort peu apprécié par les galeries ou maisons de la culture. Lors de voyages en Europe, le couple réalise que cette production hors normes correspond en fait à un courant très développé sur le vieux continent ainsi qu’aux États-Unis. Martine Birobent découvre que sa démarche boudée au Québec est pourtant légitime ailleurs. En 2011, le couple déménage à Danville et crée la première galerie d'art hors normes au Canada. De plus, La Galerie des Nanas se consacre strictement à l'art autodidacte des femmes. Martine Birobent a eu recours à l'aide médicale à mourir en mars 2016, à l'âge de soixante ans.

    La conférence portera sur le travail de Martine Birobent, la création de La Galerie des Nanas et sur ses expériences des milieux de l'art brut telles que vécues lors des résidences artistiques à la Biennale Hors-les-Normes de Lyon et à la Biennale des arts inclusifs Out of The Box de Genève. Martine Birobent est une artiste intuitive guidée par les matières. Si elle aborde de plein front les sujets chargés que sont la famille, la maternité, la ménopause, la violence, la censure et l'auto-censure, elle ne prémédite que rarement le résultat final de ses travaux. Sa démarche est guidée par un désir de dépassement constant. Martine touche à tout : peinture, encres et linogravure pour le 2D ; jouets, poupées, bois, objets trouvés, tricot, broderie et bijoux de pacotille pour le 3D. Son corpus est constitué de multiples petites séries regroupant de trois à une vingtaine d'œuvres chacune. Les séries sont ensuite accolées à des thématiques. Les plus connues et signifiantes sont les Cadeaux bleus, huiles traitant de la ménopause, les Poupées muselées, assemblages abordant la censure, les Sarcophages, tours et bas-relief de bois ouvragé traitant de la violence faite aux enfants.

    Oeuvre de Martine Birobent

     La nouvelle grosse tête (2014) – Assemblage de poupées et crochet 60 x 15 x 15 cm

      Édouard Lachapelle

      ÉDOUARD LACHAPELLE

      Un artiste et un médiateur culturel

      Edouard Lachapelle photo (2)

      Peintre et graveur, en plus d‘être un actif médiateur culturel, on pourrait parler d’Édouard Lachapelle comme étant un « senior» des arts visuels à Montréal. C’est un historien de l’art formé à l’Université de Montréal.  Ce n’est toutefois pas dans le monde universitaire qu’il a poursuivi sa voie. C’est plutôt dans le domaine des arts qu’il a déployé son activité généreuse et variée. Édouard Lachapelle y agit à divers titres, d’une manière continuée depuis environ 40 ans. C’est un  des co-fondateurs de la revue Espace, magazine consacré à la sculpture. Il a été le collaborateur de Lorraine B. Palardy à la galerie Frédéric Palardy et, à ce titre, a été l’éditeur de nombreuses brochures traitant des artistes de cette galerie. Apprécié pour les conférences qu’il donne régulièrement, il est  responsable de la série de conférences «Avec ou sans sucre ?» de la Fondation pour l’art thérapeutique et l’art brut au Québec (FATABQ) mieux connue sous le nom les Impatients (fondation dont il est l’un des pionniers).

      En tant que critique d’art, il a été le commissaire de plus d’une vingtaine d’expositions. Il a ainsi signé de nombreux textes sur les artistes dont il s’est fait le présentateur dans des catalogues, des revues d’art. Ce sera certainement intéressant de l’entendre nous parler de sa longue expérience.

      Lachapelle-Livre ouvert 1

        Claire Lemay, Livre ouvert 1, fragments de gravure pliés et collés dans un tiroir de bois (ancien tiroir à lettres typographique), 65 x 82 cm, 2016

        Élise Massy

        Élise Massy réside et travaille à Montréal. Elle est détentrice d’un baccalauréat en création multimédia interactif de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (2006) et d’un baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l'Université du Québec à Montréal (2011). Elle a participé à plusieurs expositions de groupe dont la Biennale d’estampe contemporaine de Trois-Rivières (2017) et la Foire d’art contemporain de St-Lambert (2014). Elle a aussi participé à des expositions solos dont une à ZOCALO, Centre d’artistes en art imprimé (2016) et une autre au Centre d’exposition de Val D’Or (2013). Elle étudie présentement l'impression textile au Centre de recherche en design et impression textile de Montréal.

        L'image fascine Élise, surtout lorsqu'on joue à questionner ses conventions et sa représentation. S'amusant à réinterpréter diverses imageries trouvées ou empruntées, elle explore le déplacement qui s'opère entre l'image ancienne ou déjà vue et sa ré-actualisation. L’artiste joue, hybride, pastiche, crée des dialogues d'opposition ou de complémentarité. Elle impose au spectateur des images jouant sur les glissements de sens, les contradictions et les mises en relation tout en désirant favoriser son questionnement sur le rapport qu'il entretient avec elles. Élise articule son discours autour du regard et du langage, comment, par exemple, ils participent à la catégorisation, à la création de différences ou de ressemblances. Enfin, comment entrons-nous en relation avec cet Autre? Elle est attirée par la figuration, la représentation réaliste et les médiums et techniques traditionnels telle l'estampe. Sa recherche sur l'image et sa matérialité se déploie en empruntant les outils, les codes et le langage de l’artisan, du collectionneur et de l'anthropologue.

        © Jean-Michel Seminaro

        Scène d’extérieur à la bougie

        Variante II, 2015

        Gravure sur bois et rehauts de dessin sur papier Stonehenge

        55.9 x 68.6 c

          Guy Lapierre

          Membre du Clan des Six, artiste multidisciplinaire, Guy Lapierre expose ses œuvres depuis 1978. De nombreuses expositions solos et collectives se sont ajoutées à son actif (Galerie J.A.Lukacs, Chapelle historique du Bon-Pasteur, Conservatoire de musique de Montréal, Université du Québec à Montréal, Union française). Cofondateur et codirecteur artistique du Théâtre Acte 3 (1983-2007), son nom est associé à une vingtaine de productions théâtrales. Guy Lapierre est conférencier invité par le Musée des beaux-arts de Montréal dans le cadre de l’exposition Jean Cocteau. Ses œuvres se retrouvent dans des collections privées et publiques (Régie de l’énergie du Québec, Conservatoire de musique de Montréal, Greenpeace Canada, Fondation David Suzuki.

          Guy Lapierre développe depuis les années 1980 une œuvre centrée sur la question de la perception et du langage. Une œuvre concentrée sur une transition permanente de l’informe à la forme et de l’imperceptible au visible, en recourant à toutes sortes de métamorphoses, d’anamorphoses et de distorsions visuelles. D’une part, sa pratique est constituée d’improvisations exécutées à l’huile sur du papier. Conscient et inconscient sont constamment en équilibre chez lui. L’écriture automatique est en partie à la base de son travail. Il cherche à travers l’enregistrement de ses gestes, de ses pulsions les plus instinctives, à travers les hasards de la matière proche de ses états spontanés, un contact avec la réalité organique, que certains aiment appeler « le Cosmos ». D’autre part, ces explorations en peinture gestuelle, automatique, intuitive accompagnent ou alternent avec la création de tableaux surréalistes conçus préalablement à partir de montages photographiques. Depuis 2010 un thème majeur domine l’une ou l’autre de ces pratiques picturales : les glaciers et plus largement les menaces qui pèsent sur l’environnement et le patrimoine mondial.

          Articque I- Huile sur toile-2010