Rencontres d’artistes

Une dizaine de rencontres seront au programme en 2018-2019.

***La programmation complète sera disponible en ligne au début septembre.***

Ces rencontres se déroulent les mardis soir, à 19h00.

La durée est en moyenne de 1h30.

Gratuit pour les membres. 5 $ pour les non-membres.

Horaire des rencontres

septembre 2018

mardi 18 Sep 2018
19 h 00 - 21 h 00
Matthieu Binette, sculpteur, L'inconscience de l'art

octobre 2018

mardi 2 Oct 2018
0 h 00
Marie-Andrée Leclerc, historienne de l'art et muséologue
mardi 16 Oct 2018
0 h 00
Julie Bénédicte Lambert, artiste textile

décembre 2018

mardi 4 Déc 2018
19 h 00 - 21 h 00
Renée De Gagné, technique mixte, Et si la ville nous parlait!

mars 2019

mardi 12 Mar 2019
19 h 00 - 21 h 00
Sylvie Pinsonneault, artiste photographe, effigie du deuil

Nos conférenciers en 2018-2019

Matthieu Binette

Marie-Andrée Leclerc

Marie-Andrée Leclerc, Historienne de l’art et muséologue

 

L’art fait du bien

Le domaine culturel a attiré Marie-Andrée Leclerc depuis sa tendre enfance. Dès l’âge de 15 ans, elle commence à faire du théâtre avec une troupe amateur. Chacun devant toucher à tous les aspects de la production, Marie-Andrée, en plus d’être comédienne, fait du mime, chante et danse (expression corporelle), fait des costumes, des décors, du maquillage, etc. Durant près de vingt ans, elle travaille dans le milieu théâtral au Québec et en tournée à l’étranger. Parallèlement à ses premières années d’activités au théâtre, elle poursuit ses études au Cégep du Vieux-Montréal où elle opte pour les Arts appliqués. Ce qui justifie, après cette grande aventure théâtrale, qu’elle revienne à son premier point d’intérêt : les arts visuels. Elle s’inscrit à l’Université Concordia où elle obtient un bac en Histoire de l’art, puis fait une maîtrise en muséologie à l’Université du Québec à Montréal et à l’Université de Montréal.

En 1996, à peine six mois après l’ouverture du Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire, elle est engagée à titre de directrice générale. Ses connaissances, son initiative, son sens de l’organisation et son habilité à diriger et à composer avec les autres, ont contribué à faire du Musée un lieu des plus apprécié tant des amateurs d’art que des profanes. Sous sa gouverne le Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire a pris son envol vers une série d’expositions importantes, qui ont obtenu un immense succès de fréquentation et d’opinion, et développé des liens de confiance avec les grands musées québécois et canadiens. De plus, le Musée a mis en place un service éducatif pour offrir aux jeunes du réseau scolaire montérégien et aux aînés de la région des visites guidées et des ateliers de création reliés aux thématiques de ses expositions, en plus d’organiser des conférences et des rencontres avec les artistes. La rencontre permettra de tracer son parcours en tant que directrice du Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire, en abordant les principales fonctions muséales : gestion de l’institution, gestion des collections, recherche et diffusion.

    Renée De Gagné

      Sylvie Pinsonneault

      Sylvie Pinsonneault, artiste photographe

      Effigie du deuil

      Née à Montréal, Sylvie Pinsonneault achète sa première caméra reflex à l'âge de 18 ans. Pendant des années, elle développe ses photographies en chambre noire, fascinée par la photographie noir et blanc. Photographe autodidacte passionnée, elle est engagée dans une formation continue depuis plus de quarante ans. Artiste du détail et de l’abstraction, ses œuvres ont été présentées en solo et lors d’expositions collectives au Québec, en Europe et en Asie. Lieu de silence, de chuchotements, de rituels intimes et de souvenance, occasion de confidences inédites et de culpabilités anciennes, lieu de tendresse, de mots d’enfants pour un parent disparu, de citations amoureuses et d’angelots, le cimetière impose le respect.

      Sylvie a présenté des expositions solos dont les photographies abstraites de pierres tombales ont été captées dans des cimetières du Québec et d’ailleurs. Elles illustrent comment la mémoire peut s’exercer en demi-teintes, en couleurs désaturées, par des images sans âge. Mots, noms et dates, autant de données gravées sur la pierre, souvenirs intimes devenus publics. Le deuil laisse une empreinte perceptible. Des traces, parfois grossières, souvent sombres ou discrètes. Le mot «effigie» devient ici métaphore, l’image photographique des émotions et des sentiments que la mort laisse dans son sillage. Ce chemin a entraîné Sylvie vers un ailleurs, à la recherche du passage du temps et de la vie, dans l’honnêteté du propos et des sentiments.

      © photo de Sylvie: Pierre Bédard

       

        Julie Lambert

        Julie Bénédicte Lambert, artiste textile.

         Tissé / plié

        Julie Bénédicte Lambert, née à Ottawa, travaille à Montréal, au Québec. Diplômée en Studio arts de l’Université Concordia (2000), sa passion pour la matière l’amène à approfondir les techniques de construction textile. Elle obtient un DEC au Centre de textiles contemporains de Montréal en 2013. Cette double formation caractérise ses créations. Finaliste de l'édition 2013 du prix François-Houdé, Julie Bénédicte devient également boursière de la SODEC ainsi que de la Caisse de la culture Desjardins. Parallèlement, elle travaille à titre de technicienne au département Fibre Arts and Material Practices de l'Université Concordia. Elle fait partie du groupe de recherche en tissage, Collectif toile. Ses œuvres ont récemment été exposées au Québec, en France, aux É-U. et en Ukraine.

        Julie Bénédicte Lambert a développé au cours des dernières années une expertise en tissage de fils de papier. Cette conférence sera l’occasion de raconter son parcours et sa passion pour une matière singulière. Les fils de papier, bien que très fins, donnent une rigidité à ses tissus. Ils permettent le pliage et le façonnage de pièces autoportantes qui deviennent des sculptures aux formes abstraites. Elle vous parlera de sa démarche, et de l’inspiration qu’elle puise dans la poésie. C’est en effet la relation entre les mots et la matière qui est l’objet central de ses recherches. Prenons par exemple les mots texte et textile, qui partagent le même historique. Cette relation nous amène vers une multitude de métaphores familières. Nous pouvons alors tisser une histoire et composer un tissu. Ces allers-retours du langage sont fascinants.

        Variation sur deux plans IV, 2013, fil de papier/acier et de nylon et d’acier inoxydable, lin, ruban et fil de papier

        30 X H 23 X P 35 cm

        papiertextile.com